Baby-sign

Baby-sign
Nouvelle pratique le : baby-sign


C'est un concept permettant d'employer la LSF pour communiquer avec des enfants en bas-âge.
Les enfants d'un jeune âge ont unsir de communiquer leurs besoins et leurs souhaits, mais ils manquent de capacité pour le faire clairement. Avec un peu de pratique les enfants en bas âge et leurs parents pourront communiqué couramment et clairement entre eux.



Voir ici et encore ici

Et aussi un livre TB à lire, voir ici





Un grand Merci à Micekrispy
# Posté le dimanche 25 mars 2007 10:28

Beau témoignage d'une sourde devenue adulte dans un monde d'entendants ..

" Aujourd"hui, j'arrive à oublier mon handicap "


Cela fait un moment dé que j'ai arrété de me prendre la te. Mais il m'a fallu du temps pour en arriver là. Des années, en fait, avant de réaliser que ce handicap dont j'avais telment honte, c'était tout sauf la fin du monde ! Probable que je ne supportais pas dtre difrente... J'avais peur qu'on se moque de moi. Et puis, j'en avais gros sur le coeur: pourquoi est-ce que c'était tom sur moi ?!! Pourquoi n'avais-je pas le droit d'entendre comme les autres ?!! Sans parler de mes parents : je sentais bien qu'ils souffraient de la situation. a leur manre, ils culpabilisaient que leur "Mimi" adoe soit sourde...
Ce n'est qur lorsque je suis entrée en maternelle que mon handicap a é célé. Ma mtresse s'était aperçue que je ne réagissais pas lorsqu'elle m'appelait pour aller au tableau, et elle a aussit prévenu mes parents. Aps une série de test auditifs, le verdict médical est tombé : je souffrais d'une perte auditive, de 50% à l'oreille gauche, et de 90% à l'oreille droite. Jtait trop petit pour comprendre, mais j'ai senti qu'à la maison, de ce jour, il y avait quelque chose de chan... Mes parents s'inqutaient pour moi. Ils paraisaient plus tristes qu'avant ... Ils croyaient peut-être, comme moi un peu plus tard, que mon handicap m'empêcherait d'être heureuse dans la vie ...

P
endant plusieurs mois, on m'a fait suivre pas mal de traitements.Mais comme aucun n'a marché, j'ai bien dû porter des appareils auditifs, ce qui a tout de suite changé le regard des gens sur moi. Il y avait de la compassion, presque de la pitié dans la manre dont ils se comportaient avec moi. Et s'il y avait une chose que je détestais, c'était bien celle-là !
Je n'ai vraiment commencé à par qu'à lge de 5 ans. Je me souviens des longues anes chez Christine, l'orthophonite qui m'apprenait à bioen articuler. Ca a été dur, laborieux, souvent decourageant. En même temps, ces moments m'ont beaucoup appris ....

"
Allez, Emilie, courage, encore un dernier exercice ! " Combien de fois j'ai entendu cette phrase-là. Gce à Christine, j'ai tour le dos à la paresse, et compris qy'à force de volonté et d'efforts on finit un jour ou l'autre par crocher un gros lot. Et mon gros lot à moi, c'est qu'aujourd'hui, lorsque je parle, ts peu de gens se rendent compte que je suis malentendante.
Mais le plus dur était encire à venir.

Je garde de très mauvais souvenir du lye. Même si j'avais une vie scolaire normale, je me sentais très mal dans ma peau. Pas à ma palce. Constamment, j'essayais de cacher mon handicap, et mes ptroses sous mes cheveux longs. Souvent quand on me disait quelque chose que je n'avais pas entendu, au lieu de demander comme nimporte qui l'aurait fait, je faisait semblant d'avoir compris. J'ai souvent dû passer pour une idiote... Et le pire, c'est que je pférais encore ça à l'aveu de ma surdité. Je me souviens aussi de la cruau facile, des mots qui blessent : " Qu'est-ce qu'elle peut être bouce !! " ou bien " Tu comprends vraiment rien de rien !! ".

P
ar dessus tout, je me sentais seule. A la cantine, le brouhaha m'empêchait la plupart du temps de comprendr ce que me disaient mes voisions. Du coup, je pférais rester seule dans mon coin. On me prenait pour une fille hautaine, distante, imbue d'elle-même. La rité c'est que je nsrais qu'une chose : que quelqu'un s'asseye près de moi,<